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Mgr Corriveau préside les funérailles de Joyce Echaquan

Publié le : 2020-10-07 a 00h00 | Catégorie : Paroisses, Catéchèse, Diocèse

Crédit photo: Gilles Ferland

Le temps était gris et sur le territoire de la Manawan, en ce mardi 6 octobre, la tristesse est palpable. À son arrivée sur les lieux Mgr Louis Corriveau salue les nombreuses personnes rassemblées autour de l’église. Elles sont là pour rendre un dernier hommage à Joyce Echaquan, cette mère de sept enfants décédée dans d’horribles conditions dénoncées à travers tout le pays.

 Les funérailles sont prévues à 14h. Plus le temps avance, plus l’émotion grandit. Accompagné du prêtre responsable de la Mission Saint-Jean-de-Bébeuf (Manawan), l’abbé Louis Constantin Meevengue, Mgr Corriveau, à son arrivée à l’intérieur de l’église  se recueille d’abord près du cercueil de Mme Echaquan. Les chants amérindiens raisonnent et les gens défilent avec respect devant la dépouille mortelle. Quelques invités de l’extérieur qui ont le privilège d’assister à la célébration arrivent et accompagnent le Chef Paul-Émile Ottawa. Parmi ceux-ci, l’Honorable François-Philippe Champagne, ministre des Affaires étrangères.

Mgr Corriveau et l’abbé Mevengue font leur entrée pour le début de la célébration. L’émotion est vive.

Dans son homélie, Mgr Louis ne manque pas de souligner jusqu’à quel point c’est difficile de vivre ensemble. «  Notre Dieu nous a créés pour vivre en alliance les uns avec les autres. Mais voilà, il y a des barrières entre nous. Barrières de race, de sexe, d’âge ». Mgr Corriveau ajoute que  Dieu, en son Fils Jésus, est descendu dans notre monde pour briser ces barrières « Il les a brisées en touchant les lépreux, en dialoguant avec les femmes, en parlant aux païens, en accueillant les enfants.  Ensuite, il a brisé le mur de la haine qui existe en chacun de nous en aimant jusqu’au bout ».

L’Évêque de joliette ne manque pas de rappeler les nombreuses insultes dont a été victime Joyce avant de mourir et il fait un lien important avec la mort du Christ sur la croix : « Sur la croix, il souffre dans son corps. En plus on l’insulte, on se moque de lui ». Mgr Corriveau poursuit en disant qu’il a entendu le désir de dialogue du Chef Paul-Émile Ottawa. « C’est avec les armes du dialogue que nous pouvons briser des murs en nous.

C’est par l’amour qu’il faut combattre le mal ». « Joyce aimait les enfants et en voulait d’autres.   Il y avait beaucoup de place dans son cœur. Que le Père l’accueille de sa maison où il y a plusieurs demeures » de conclure l’évêque de Joliette.

À la fin de la célébration, Mgr Corriveau est appelé à baptiser le dernier fils de Joyce Echaquan, Carol Jr, âgé de 8 mois. Différentes personnes ont ensuite été invitées  à livrer des hommages à la défunte. Le dernier sera le chef Ottawa. Il terminera son message sur une citation livrée récemment par l’abbé Mevengue : « Dieu a sauvé le monde et Joyce a sauvé son peuple ».