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L'abbé Claude Ritchie accompagne notre évêque à Rome

Publié le : 2018-02-19 a 00h00 | Catégorie : Paroisses, Catéchèse, Diocèse

Précisons d'abord que notre évêque, Mgr Raymond Poisson, était délégué par la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC) pour prendre part à la rencontre du Groupe Santa Marta. Il s’agissait de la troisième participation de la CECC aux assises de ce Groupe. L’organisation en question se définit ainsi :

Le Groupe Santa Marta est une alliance de chefs de police internationaux et d’évêques du monde entier qui travaillent de concert avec la société civile dans le cadre d’un processus approuvé par le pape François pour éradiquer la traite des êtres humains et l’esclavage moderne. Le pape décrit la traite comme « une plaie ouverte sur le corps de la société contemporaine ». (http://santamartagroup.com)

 

Du côté de la Gendarmerie royale du Canada, la Commissaire adjointe, Mme Joanne Crampton, fut aussi déléguée. Cette rencontre internationale d’évêques, de prêtres, de religieux, de religieuses et de représentants de différentes conférences épiscopales avec des diplomates et des responsables de corps policiers nationaux a donné lieu à diverses présentations rendant compte des efforts qui sont fournis dans plusieurs pays du monde et des défis qui demeurent en vue de contrer le fléau – malheureusement toujours actuel – de la traite et de l’esclavage.

 

Certaines régions d’Afrique et d’Asie du Sud-est sont particulièrement affectées par ces graves problèmes humains et sociaux. On pourrait croire que cela ne touche pas vraiment des contrées comme le Canada, mais ce serait une erreur. Parmi les explications données à ce triste phénomène, il y a celui d’un très lucratif marché : la forte demande crée en quelque sorte l’offre. Durant les exposés, nous avons pu aussi être sensibilisés aux signaux pouvant indiquer la présence dans nos milieux de victimes (souvent mineures, toujours vulnérables) de la traite ou de l’esclavage.

 

Ces journées ont eu lieu à l’Académie pontificale des sciences au Vatican. Le 8 février était le jour de la fête de sainte Joséphine Bakhita, une soudanaise qui vécut fin XIXe – début XXe siècle. Comme enfant, Joséphine fut capturée puis vendue comme esclave ; ultérieurement, elle fut accueillie par une famille en Italie et devint éventuellement religieuse canossienne.

 

 J’ai été étonné de constater l’existence de cette coopération établie au fil des années entre l’Église catholique et des représentants de l’ordre (police and law enforcement). Cette cause semble tenir particulièrement à cœur au pape François. D’ailleurs, celui-ci a généreusement accepté de rencontrer les participants de cette session du Groupe Santa Marta. Nous avons donc eu le privilège d’entendre et de saluer personnellement le Saint-Père lors d’une audience particulière qui fut tenue au palais apostolique.

Les jours passés à Rome ont aussi été l’occasion de prendre contact avec le cœur battant de notre Église, avec certains de ses monuments les plus impressionnants et les plus vénérables, ainsi qu’avec l’étonnant et intense grouillement de personnes et de groupes de tous âges et de tous horizons qui pour des raisons, entre autres, religieuses ou touristiques arpentent ses places et ses rues.

 

Claude Ritchie, prêtre